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lundi 6 février 2012
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Communiqué

À la veille du G8, Angela Merkel pousse à la réforme des marchés financiers

Ambassade d'Allemagne - 03/07/2009 15:35:00

À la veille du G8 qui se tiendra du 8 au 10 juillet à L'Aquila, en Italie, la chancelière Angela Merkel a exhorté la communauté internationale à regarder au-delà de la gestion à court terme de la crise économique et financière et à s'attaquer à ses causes. "Nous continuerons de plaider pour la réforme des marchés financiers internationaux afin qu'une telle crise ne se reproduise jamais", a-t-elle affirmé jeudi dans une déclaration gouvernementale prononcée au Bundestag. Il ne peut y avoir de retour au "business as usual".

Pour une charte d'économie durable

Dans cette perspective, la chancelière allemande s'inquiète des résistances observées dans les milieux financiers en vue d'empêcher la mise en place d'une régulation plus stricte des marchés. Elle défend aussi depuis plusieurs mois l'idée d'une charte des Nations unies en faveur de l'économie durable. Un tel document permettrait à ses yeux de modifier les comportements pour parer à une nouvelle crise. Elle espère que le prochain sommet du G20, qui se tiendra au mois de septembre à Pittsburg (États-Unis), avancera dans l'élaboration d'une telle charte.

"Je suis profondément convaincue que nous devons ancrer les principes de l'économie sociale de marché au niveau mondial", a déclaré Angela Merkel devant les députés allemands. La crise a montré que l'État devait être le garant de l'ordre social : personne ne doit pouvoir s'y soustraire au niveau international.

Le G20, format de concertation plus adapté que le G8

Pour Mme Merkel, cependant, le format du G8, qui réunit les dirigeants des sept pays les plus riches de la planète et la Russie, n'est plus adapté pour résoudre les enjeux du présent. Le G20, qui donne leur place aux pays émergents et aux économies importantes du monde, est désormais plus pertinent. "Le monde devient de plus en plus interdépendant et les problèmes auxquels nous devons faire face ne peuvent pas être résolus par les seuls pays industrialisés", a-t-elle déclaré au Bundestag. Au G8 de L'Aquila, les dirigeants du G8 ont d'ailleurs invité les dirigeants de pays émergents et en développement. Cette année révèlera si les responsables politiques approuvent l'humanisation de la mondialisation, a estimé Angela Merkel.

Réduire les émissions mondiales de CO2

Pour la chancelière, le sommet du G8 n'est donc qu'une étape. D'autres rendez-vous s'annoncent plus décisifs : le G20 de Pittsburg en septembre, mais aussi le sommet de Copenhague, en décembre, sur la réduction mondiale des émissions de gaz à effet de serre. En la matière, Angela Merkel a salué le récent revirement américain sur la réduction des émissions de CO2. Elle a également souligné que l'Europe était "pionnière" dans ce domaine et jouait ainsi un rôle de modèle essentiel pour entraîner le reste du monde. La communauté internationale doit tout faire pour empêcher un réchauffement du climat supérieur à 2°C à l'horizon 2050 si elle veut éviter des dérèglements majeurs et lourds de conséquences sur l'homme et sur la nature, a-t-elle rappelé.

Enfin, Angela Merkel a exhorté ses homologues du G8 à ne pas perdre de vue la nécessité de l'aide à l'Afrique, plus essentielle que jamais en période de crise économique et face à la menace du réchauffement. "Si nous ne veillons pas à ce que les gens aient sur place des conditions d'existence raisonnables, nous allons devoir faire face à un problème immense" en raison de la faiblesse des marchés et des flux migratoires, a-t-elle prévenu devant les députés allemands. Les dirigeants des pays membres du G8 doivent donc honorer leurs engagements envers l'Afrique.