François Hollande : Les accidentés du travail paieront ce que les privilégiés du capital n'acquitteront plus
François Hollande
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26/09/2009 15:05:00
Nicolas Sarkozy, dans son intervention télévisée hier soir à New York, n'a pas fait qu'un lapsus sur le prévenu devenu « coupable ». Il a aussi commis un acte révélateur de sa conception de la justice, pas simplement pénale mais aussi fiscale, confirmant que les indemnités des accidentés du travail seraient désormais imposées.
Les victimes de maladies professionnelles et les accidentés du travail échappaient à l'impôt pour deux raisons. La première tenait à la gravité du mal qui les frappait. La seconde à leur indisponibilité, souvent longue, qui les privait d'un salaire à taux plein.
Pour Nicolas Sarkozy, là était le privilège qui devait être aboli au plus vite. Rendez-vous compte : que des gens soient payés à rien faire ! Déjà son porte-parole, Frédéric Lefebvre, voulait que les malades, chez eux, puissent être mobilisés par leur entreprise. Le chef de l'Etat va plus loin. Lui veut prélever ceux qui ont été privés de leur possibilité de poursuivre une activité par les conséquences dommageables de leur travail.
Terrible paradoxe qui veut que les privilégiés du capital échappent à l'impôt grâce à un bouclier et que les accidentés du travail y soient soumis. C'est deux poids deux mesures : vous êtes gros, riche et bien portant, vous serez exonéré. Vous êtes petit, malade et privé de votre salaire, vous paierez.
Jeudi, 24 septembre 2009