L'Allemagne demeure l'économie la plus compétitive d'Europe
Ambassade d'Allemagne - CIDAL
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08/01/2010 15:20:00
Aux yeux des dirigeants d'entreprises européens, la première économie européenne est aussi la plus compétitive. Pour la quatrième année consécutive, l'Allemagne se classe en tête d'une évaluation publiée mercredi par le quotidien économique "Handelsblatt", et réalisée avec le cabinet de conseil Droege & Comp. À l'échelle internationale, seule la Chine obtient une meilleure note.
Les sondeurs ont interrogé près de 1.100 managers dans cinq pays européens. Ils leur ont demandé de noter la compétitivité des économies nationales selon un barème allant de 1 ("très bonne") à 5 ("très mauvaise"). Plus de la moitié d'entre eux ont jugé la compétitivité allemande "bonne" ou "très bonne". Au total, ils ont attribué à l'Allemagne la note de 2,5. Ils ont donné 2,1 à la Chine, 2,6 à la Suisse, 2,8 à l'Union européenne à 27, 2,9 au Japon et 2,9 aux États-Unis. La France obtient la note de 3,1 et la Grande-Bretagne de 3,2. L'Italie ferme la marche avec 3,4.
Le fait nouveau est que cette confiance est désormais partagée par les dirigeants d'entreprises allemands eux-mêmes. Contrairement aux années précédentes, ces derniers croient en la compétitivité de leur pays, auquel ils attribuent la note de 2,5 (contre 3,4 en 2003). En quelques années, l'Allemagne semble être parvenue à retrouver sa compétitivité, puis à la défendre.
Faisceau de facteurs
Selon l'économiste Roland Döhrn (RWI), ce succès tient à un ensemble de facteurs qui se superposent et interagissent. Les entreprises allemandes ont considérablement rationalisé leur gestion. Elles ont délocalisé les étapes les plus coûteuses de leur production. Enfin, elles sont parvenues à maintenir la hausse des salaires et des prix à un niveau plus bas que la moyenne. Le résultat se lit au travers des effets de la crise : largement orientée vers l'exportation, l'économie allemande a été plus durement frappée que les autres par l'effondrement du commerce mondial. Mais elle profite aujourd'hui davantage de sa reprise.
Évolution des mentalités
Cité par le "Handelsblatt", l'économiste en chef de l'assureur Allianz, Michael Heise, ajoute un atout supplémentaire : contrairement à d'autres pays, l'Allemagne profite de la structuration de son économie autour des petites et moyennes entreprises. "La crise a révélé l'élémentaire évolution des mentalités qui s'est produite ces dernières années au sein des entreprises et parmi les représentants syndicaux en Allemagne", souligne-t-il. "Les entreprises entretiennent souvent un haut niveau d'identification avec leur personnel. Lorsqu'elles rencontrent des difficultés, elles sont disposées à les amortir en puisant dans leurs capitaux propres. À l'inverse, les salariés sont aussi prêts, de leur côté, à faire des concessions." C'est, à ses yeux, un "avantage décisif".