La FIJ exige que tout soit mis en oeuvre pour libérer les journalistes détenus depuis six mois
Fédération Internationale des Journalistes FIJ
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01/07/2010 14:50:00
La Fédération Internationale des Journalistes exige aujourd'hui que l'on agisse pour s'assurer que les deux journalistes français et leurs trois assistants afghans, retenus en otages depuis leur enlèvement il y a six mois, et le journaliste japonais disparu depuis trois mois soient libérés immédiatement.
Stéphane Taponier, Hervé Ghesquière et leurs trois assistants afghans, qui travaillaient pour France 3, ont été pris en otages dans la région de Kapinsa le 30 décembre 2009.
Kosuke Tsuneoka, le journaliste japonais porté disparu, a probablement été kidnappé le 31 mars dans la ville de Kunduz, sous contrôle des Talibans. Il n'y a plus aucune nouvelle de lui depuis trois mois.
"Il est tout à fait scandaleux que les autorités afghanes n'aient pas réussi, en six mois, à s'assurer de la libération de ces journalistes dont le seul but est d'informer le monde au sujet de la réalité de ce qui se passe en Afghanistan," a déclaré Aidan White, Secrétaire Général de la FIJ. "Il faut mettre un terme aujourd'hui aux souffrances intolérables infligées à ces journalistes et à leurs familles".
En avril, les preneurs d'otages ont publié une vidéo des journalistes détenus, montrant des images de ces derniers contraints de lire à haute voix des déclarations annonçant qu'ils seraient exécutés si les exigences des ravisseurs n'étaient pas rencontrées. Il n'y a plus eu aucune nouvelle depuis lors.
Les syndicats français de journalistes continuent à mener campagne pour la libération de leurs collègues.
Patrick Kamenka, membre du Comité directeur de la Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), l'organisation régionale de la FIJ, et représentant du syndicat français SNJ-CGT, a appelé à la mobilisation de toute la profession au niveau mondial pour exiger leur retour sain et sauf en France.
"C'est tout d'abord une tragédie pour nos collègues et leurs familles, mais également une menace pour le travail de tous les journalistes professionnels cherchant à couvrir le conflit et à en expliquer les causes", a déclaré Olivier Da Lage, Vice-président de la FIJ et membre du SNJ.
La FIJ estime que les journalistes ont encore une fois été pris pour cible et transformés en victimes, ce qui met en exergue les dangers de plus en plus importants auxquels ils sont confrontés lorsqu'ils travaillent dans les zones de conflits. Les employeurs des journalistes doivent davantage s'assurer que les journalistes sont totalement préparés, formés et bénéficient de toute la protection nécessaire avant de s'aventurer dans des zones de conflits. Les gouvernements sont par ailleurs contraints par la Résolution 1738 du Conseil de Sécurité de garantir la sécurité des journalistes travaillant dans les zones de conflits.