Les français face à la science
Comité Consultatif National d'Ethique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE)
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23/01/2012 14:51:20
A l'occasion des Journées Annuelles d'Ethique, le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) a interrogé les Français sur leur perception de la science et de son rôle au sein de la société. D'après une étude BVA(1), les sentiments des Français sont partagés : 53% d'entre eux se sentent mal informés et la grande majorité souhaite imposer des limites à la science. 71% des Français souhaitent imposer des limites à la science.
OUI à l'avancée de la recherche scientifique, NON à la science-fiction
La grande majorité des Français approuve la recherche scientifique, notamment dans les domaines touchant au traitement des cancers ou au fonctionnement de l'organisme. Ainsi, la recherche génétique, comme la compréhension du cerveau, sont plébiscitées par 84% et 90% des personnes interrogées.
De même, malgré leur caractère polémique, les recherches sur la biométrie ou le contrôle d'identité sont accueillies de manière favorable par 2 Français sur 3, et 67% d'entre eux se prononcent en faveur de la recherche sur les embryons.
Cette volonté de voir la science progresser n'empêche pas les Français de s'opposer à certaines pratiques jugées dangereuses et/ou contraires à l'éthique.
Ainsi, 2 personnes sur 3 sont défavorables à la modification du patrimoine génétique humain, 83% des Français sont contre le clonage et la grande majorité d'entre eux préfèrent laisser à la nature le soin de décider des caractéristiques physiques et mentales de leur enfant avant la naissance.
Les Français en quête d'information
Malgré l'importance que revêt la recherche scientifique pour les Français, on distingue une certaine méfiance à l'égard de ses applications présentes et futures. La raison ? Un sentiment d'opacité ressenti par plus de la moitié des Français. En effet, 53% d'entre eux ne se sentent pas assez informés sur les enjeux éthiques des avancées de la science et seuls 15% se disent « tout à fait informés » sur ces sujets. Ce manque d'informations alimente les craintes du grand public et le sentiment de confiscation du sujet par des publics experts. Il en résulte une volonté d'être mieux informé et d'imposer des limites à la science pour 7 Français sur 10.
Le rôle du CCNE : remettre les Français au coeur du débat
Pour près de la moitié des personnes interrogées, ces limites doivent être posées par des publics légitimes, que ce soient des scientifiques (49%) ou des comités réunissant religieux, scientifiques, intellectuels et élus (44%).
Dans ce contexte, le CCNE, institution indépendante et consultative, a un rôle à jouer.
En donnant des clés de compréhension pour saisir les enjeux liés aux progrès des sciences de la vie et de la santé, il doit permettre aux Français de se forger une opinion claire sur le rôle et les limites à donner aux sciences de la vie et de la santé.
1 Enquête BVA pour CCNE, réalisée les 2&3 décembre 2011 sur un échantillon représentatif de 1016 personnes de 15 ans et
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