Accueil | Présentations - Liens | Diffuser un communiqué | Médias partenaires | Contact


Imprimer 
COMMUNIQUES:  FRANCE | Institutions nationales | Etablissements publics
THEMES:  Infos Générales | Santé/ Médecine
Infos Générales | Science/ Recherche
ZONES GÉO. :  France

Organisme: CNRS
Coqueluche : des chercheurs de l'Institut Pasteur recommandent la surveillance pour mieux vacciner
Des chercheurs de l'Institut Pasteur à Paris en collaboration avec l'Institut Pasteur de Lille ont analysé les conséquences de la vaccination des enfants contre la coqueluche sur la bactérie responsable de cette maladie. Leurs observations soulignent l'importance de poursuivre une surveillance microbiologique afin d'adapter les stratégies vaccinales.

L'équipe de l'unité de Prévention et thérapie moléculaires des maladies humaines (Institut Pasteur/URA-CNRS 3012), dirigée par Nicole Guiso, en collaboration avec la plateforme de Santé publique de l'Institut Pasteur à Paris et une équipe de l'Institut Pasteur de Lille, vient de publier les résultats d'une étude sur les conséquences de la vaccination des enfants contre la coqueluche sur le génome de Bordetella pertussis, la bactérie responsable de cette maladie.

Cette vaste analyse génomique a été menée sur des isolats cliniques collectés sur quatre continents, dans une dizaine de régions ayant pratiqué une vaccination massive des enfants contre la maladie.

Les résultats montrent que les bactéries contre lesquelles le vaccin était dirigé ont été pratiquement éliminées après la vaccination généralisée des enfants. Cette observation confirme le succès des campagnes vaccinales engagées dans ces pays, et notamment en France, depuis les années 1960.

L'analyse des génomes bactériens montre que les cas de coqueluche actuels sont dus à des B. pertussis différentes des souches vaccinales. Les chercheurs ont donc souligné l'importance d'adapter les stratégies vaccinales, comme le recommandent les autorités de santé françaises, en utilisant de nouveaux vaccins pour les adolescents et les adultes, ciblant non plus des bactéries particulières, mais les facteurs de virulence des bactéries circulantes. En France, ce type de vaccin est utilisé depuis 1998.

Les scientifiques ont enfin observé que certaines séquences génétiques susceptibles d'être impliquées dans la virulence des bactéries étaient particulièrement instables. Celles-ci pourraient donc être éliminées progressivement du génome bactérien. Une couverture vaccinale élevée faisant appel à ces nouveaux vaccins ciblant la virulence pourrait ainsi accélérer le contrôle de la coqueluche. Une surveillance de la maladie chez l'enfant, l'adulte et le senior permettra de valider ce scénario.
News Press 08/07/2008 18:31