Fatima Daas : « la petite dernière ». Un roman unique !

L’histoire de  Fatima Daas « la petite dernière » est ponctuée de flashbacks sur la jeunesse et l’adolescence du personnage principal. La plus jeune Fatima d’une famille musulmane algérienne est la seule née en France. Cependant, Fatima peine à s’intégrer à l’école et entretient des relations amoureuses avec les femmes. Même si elle considère l’homosexualité comme un péché. Elle surmonte les sentiments d’embarras, mais refuse d’abandonner une partie d’elle-même.

Daas a déclaré que son roman était plus qu’une déclaration d’identité ; c’était :

Une façon de dire que c’est possible, je peux être comme ça si je veux. Et si je veux dire que je suis lesbienne et musulmane, j’ai le droit, la compétence et la liberté de le faire.

Déclare-t-elle.

Salima Amari est sociologue au Centre de recherches politiques et sociologiques de Paris. Mais également, auteur de « Femmes en rupture de ban – Entretiens inédits avec deux algériens ». Et de « Lesbiennes de l’immigration. Construction de soi et relations familiales ».

Elle déclare ainsi que le roman de Fatima Daas est puissant. Car il révèle des contradictions avec lesquelles beaucoup se débattaient. « 

Il y a enfin une femme qui définit clairement être lesbienne et musulmane. Elle a ainsi une voix.

A déclaré Amari. 

Cela donne une voix très rare au paysage français.

 

Son modèle : Tanguy Viel

Daas a commencé à écrire au lycée, où elle participe à des ateliers conduits par l’écrivain de romans policiers Tanguy Viel. Ce romancier est né à Brest en 1973. Auteur de « Black Note », « Cinéma », « Tout s’explique : réflexions à partir d’« Explications » de Pierre Guyotathe » …

Pensionnaire de la Villa Médicis en 2003-2004. Viel a reçu le prix Fénéon et le prix littéraire de la vocation pour son roman « L’Absolue Perfection du crime ».

Mais aussi le Grand prix RTL-Lire et le Prix François-Mauriac de la région Aquitaine pour « Article 353 du Code pénal ». Il habite actuellement près d’Orléans.

 

Annie Ernaux et Marguerite Duras

Il lui a fallu un certain temps pour trouver d’autres écrivains à aimer. Mais quelque chose a cliqué lorsqu’elle a découvert Annie Ernaux et Marguerite Duras. Deux auteures françaises que Daas cite volontiers.

Elle a écrit le roman en 18 mois, dans le cadre d’un master de création littéraire à l’Université Paris 8. Elle rencontre alors la romancière et cinéaste Virginie Despentes, venu parler de son parcours dans le cadre de son cursus.

Lorsque Daas a parlé à Despentes du livre sur lequel elle travaillait, Despentes l’a encouragée, se souvient Daas.

Elle m’a dit que beaucoup de gens se reconnaîtraient dans ce dont je parlais.

Il était donc très important que je continue à écrire.

Dans l’ensemble, son personnage principal se décrit comme une « pécheresse » et se sent honteuse et embarrassée.

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