Fin de la Mission Deep Time

Hors du temps

Alors que notre chouchou Thomas Pesquet rejoint l’espace pour se confiner 6 mois, les 15 volontaires de la Mission Deep Time remontent à la surface de la Terre : fin de la Mission Deep Time !

 

Qui sont les volontaires de la Mission Deep Time ?

 

En Ariège, la grotte de Lombrives accueille la Mission Deep Time depuis le 14 mars. 15 bénévoles composés de 8 hommes et 7 femmes, descendent pour 40 jours, à 400 mètres sous terre. Ces autres volontaires viennent d’horizons très divers.

Ils sont biologistes, médecins, vigiles, infirmières, joaillières ou encore profs, âgés entre 27 et 50 ans, en bonne santé physique et mentale. Tous bénévoles pour se confiner ensemble, à 10°, avec une humidité proche de 100%. Ils ont subi tout un tas d’examens (IRM, mensuration, vue…) pour s’assurer de leur santé d’abord. Et ensuite, pour comparer leurs évolutions, à leurs sorties.

 

Pourquoi la Mission Deep Time ?  

 

Les sujets d’études Deep Time concernent la perception du temps et la constitution d’une société éphémère. Les expériences sur la perception du temps n’ont jamais pris en compte autant de femmes. Les concepteurs de la mission tiennent donc à la parité des explorateurs.

Comment le cerveau comprend et perçoit le temps ?

Comment un groupe humain est-il capable de retrouver une synchronicité fonctionnelle ? Notamment pour travailler ensemble, sans notion de temps.

Ils n’ont aucun accessoire pouvant leur indiquer la notion de temps, pas de montre, ni téléphone, ni sablier. Vive dans la pénombre, sans repère de cycle jour/nuit.

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Christian Clot, directeur de l’expérience explique :

Ils ne pourront pas se donner un rendez-vous pour le lendemain ou mettre leur réveil à sonner. Il est même interdit de réveiller quelqu’un qui dort.

Les bénévoles perdent rapidement la notion de temps. Ils sont tous désynchronisés les uns des autres, mais aussi par rapport au calendrier réel. Au 32 ème jour, Christian Clot était à son 24 ème cycle de sommeil/veille. Ce qui correspondrait donc, au 24 ème jour. Les « journées » semblent devenir plus longues, en n’écoutant que leur horloge biologique.

 

La sortie des volontaires.

 

24 heures avant la fin de l’expédition, c’est-à-dire jeudi, Mélusine Mallender, directrice en charge des projets Deep Time a prévenu les explorateurs de la fin de l’expérience. Afin qu’ils se préparent à revenir à la vie réelle, leur éviter le choc de la sortie.

Vendredi, à leurs sorties, ces héros étaient applaudis par un panel de journalistes. Lunettes de soleil sur le nez, ils s’adaptent petit à petit à la lumière du jour. Eux qui ont vécu dans la pénombre pendant 40 jours. Ils vont redécouvrir les bruits et les odeurs de la nature…

Les 30 scientifiques chargés de la Mission vont leur faire subir une batterie de tests. Des IRM, pour analyser leur état de santé physique, mais aussi psychique. Mesurer l’évolution de la densité de matière grise et blanche … Ils analyseront également les carnets de bord des explorateurs pour comprendre la formation de cette société temporaire.

 

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Les champs d’étude des confinés de la Grotte sont très proches de ceux confinés dans l’I.S.S. : cognition, épigénétique, psychologie, sociologie, écologie, masse corporelle, orientation/désorientation, odorat, ouïe.

A vous de choisir votre expérience !

Marc Duteil Journaliste NewsFrance.org
Journaliste, Pigiste

Né en 1965 à Toulouse, Bernard Duteil est un journaliste reconnu et respecté pour sa rigueur, son analyse pénétrante et son engagement indéfectible pour la vérité. Fils d'une enseignante et d'un avocat, il a grandi dans une atmosphère où l'importance de l'éducation, de l'éthique et de la justice étaient profondément enracinées.

Après avoir obtenu son baccalauréat en sciences humaines, il est entré à l'Université de Toulouse Jean Jaurès où il a obtenu une licence en communication et journalisme. A la fin de ses études, Bernard s'est lancé dans un voyage autour du monde qui a duré un an, nourrissant sa curiosité insatiable et forgeant sa perspective globale.

Bernard a fait ses débuts journalistiques au "Nouvel Observateur", où il s'est rapidement distingué par son style d'écriture incisif et sa capacité à explorer en profondeur des sujets complexes. Par la suite, il a travaillé pour "Le Monde", où il a couvert des sujets allant de la politique internationale à la culture, avant de rejoindre "France Info" puis se dédier à l'écriture de pige pour plusieurs rédactions dont NewsFrance.org

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