Jean-Paul Belmondo le magnifique : mort d’une star populaire à 88 ans

Jean-Paul Belmondo le magnifique : mort d'une star populaire à 88 ans

Jean-Paul Belmondo, l’espoir montant de la « nouvelle vague » meurt à 88 ans. Lundi 6, dans l’après-midi, son avocat, Michel Godest, communique :

Il était très fatigué depuis quelque temps. Il s’est éteint tranquillement.

L’enfance de Jean-Paul Belmondo 

Jean-Paul Belmondo est né le 9 avril 1933, dans la banlieue parisienne bourgeoise de Neuilly-sur-Seine. Sa famille s’installe sur la rive gauche de la ville quand il est enfant. Et il grandit dans les quartiers de Montparnasse et de Saint-Germain-des-Prés. Son père, Paul Belmondo, sculpteur respecté, né à Alger dans une famille d’origine italienne.

Plus tard, le sculpteur déclare aux personnes interrogées que son fils était un garçon modeste qui faisait souvent des échecs et avait de mauvais résultats à l’école.

La mère du garçon, Madeline Rainaud-Richard était une artiste-peintre. Elle faisait pression sur lui pour qu’il fasse mieux à l’école. Mais, ce sera en vain ! Jean-Paul Belmondo est souvent renvoyé des meilleures écoles parisiennes. Finalement, il abandonné complètement l’école à l’adolescence.

À l’âge de 16 ans, Jean-Paul Belmondo devient boxeur amateur et passionné. Et brièvement en professionnel, avec quatre victoires et un match nul en neuf combats. Cependant, son célèbre nez maquillé n’est pas le fruit d’un combat mais d’un accident de terrain de jeu. Pour finalement, abandonner le maquillage lorsqu’il commence  la comédie.

Il déclarera plus tard:

À 15 ans, après avoir écouté à la radio les victoires de Marcel Cerdan, je n’avais qu’une idée : faire de la boxe. Mais, pour boxer, il faut avoir faim et avoir la haine. Ce n’était pas mon cas.

 

Lire aussi :  "Z Event" : plus de 5,7 millions d'euros récoltés pour Amnesty International

Il rate le concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique, Mais, sera admis en tant qu’auditeur libre en 1951. Puis, en octobre 1952, il finira enfin par être admis.

 

Jean-Paul Belmondo au conservatoire

Pendant plusieurs années, jusqu’à ses 20 ans, ses parents lui paient des cours au conservatoire. Après un service militaire de six mois en Algérie, Jean-Paul Belmondo rentre à Paris en 1953 et est admis au Conservatoire national d’art dramatique, où il étudie pendant trois ans.

Il rate le concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Mais, sera admis en tant qu’auditeur libre en 1951. Puis, en octobre 1952, il finira enfin par décrocher son admission. L’école ne savait que faire du jeune homme insolent qui montait sur scène dans une pièce de Molière les mains dans les poches.

 

De Belmondo à Bébel

Au début de sa carrière, Bébel alterne films noirs, films d’auteur et films populaires. Pour finalement, dans les années 70, se concentrer sur les films populaires. Mélangeant cascades et humour.

Il a un accident à 52 ans, et choisit de continuer sa carrière au théâtre. Puis Claude Lelouche le remet en scène avec « itinéraire d’un enfant gâté ».

Son ami Alain Delon, l’autre grande figure de cette génération d’acteurs a réagi sur CNews et Europe 1, rappelant sa proximité avec Jean-Paul Belmondo : 

 C’est une partie de ma vie, on a débuté ensemble il y a 60 ans.

Son autre grand ami et réalisateur, Claude Lelouche a salué : 

Un héros aussi bien devant que derrière la caméra. Il était dans la vie comme dans ses films

Le président Emmanuel Macron lui-même lui rend hommage sur Twitter :

Le grand Bébel tire aujourd’hui sa révérence à 88 ans.

Lire aussi :  Bouffées d'oxygène pour le monde de la culture en France
Mikis Theodorakis, compositeur grec et marxiste rebelle, est décédé à 96 ans

Mikis Theodorakis, compositeur grec et marxiste rebelle, est décédé à 96 ans

La gauche française est en désarroi, mais la suivante est Anne Hidalgo

La gauche française croit en Anne Hidalgo