La Fédération Nationale Bovine demande aux éleveurs de garder leurs animaux à la ferme

La Fédération Nationale Bovine demande aux éleveurs de garder leurs animaux à la ferme
Face à une baisse des prix qui contraint les éleveurs à vendre en dessous de leur coût de production, la Fédération Nationale Bovine (FNB) leur demande de ne pas amener leurs animaux dans les abattoirs.
  • Cette baisse est principalement due à la fermeture du débouché habituellement constitué par  la restauration collective.

 

  • Mais, aussi, à la pression de la grande distribution. En effet, les ventes de viande hachée en frais et en surgelé s’envolent. Plus 24 %, pour la première, plus 60 %, pour la seconde. Ce qui s’est traduit par une hausse des prix de 3,9 % pour les produits carnés vendus en grande distribution. C’est ce qu’a noté l’Insee lors de son dernier pointage.

 

La FNB a, par ailleurs, demandé, à la mi-avril, au ministère de l’Agriculture que soit imposé aux acheteurs à la sortie des abattoirs un prix de vente minimum de 4,89 €/kg. Ce prix est équivalent au coût de production. Mais, le Ministère vient d’opposer à la profession une fin de non recevoir.

 

Pour autant, la rétention à la ferme des animaux, destinés à l’abattoir, ne fait pas l’unanimité parmi les éleveurs.

En effet, beaucoup ne peuvent pas se permettre de se passer des recettes que leur rapportent ces ventes, même à perte.

De plus, certains font observer qu’au moment où  il sera mis fin à cette rétention, il y a de fortes chances pour qu’un afflux soudain d’animaux dans les abattoirs se traduise par une baisse de prix encore plus forte.

Et ce n’est pas tout. L’UE vient d’annoncer qu’elle venait de finaliser la réactualisation de l’accord de libre-échange avec le Mexique. 

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Ce nouvel accord devrait faciliter l’importation de France de 20 000 tonnes supplémentaires de viande bovine. Cependant, il doit encore être adopté par le Conseil et le parlement européens.

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