Concentrez-vous sur l’emploi, et non sur les avantages sociaux, pour réduire la facture sociale, selon un groupe de réflexion

Dans un nouvel article récent, la Fondation Joseph Rowntree met en lumière la nécessité de s’attaquer aux causes profondes du chômage pour réduire la facture sociale, plutôt que de simplement réduire les allocations. Selon une étude réalisée par la Fondation, il est clair que les électeurs soutiennent cette approche.

Le rapport de la Fondation Joseph Rowntree révèle que si le gouvernement parvenait à atteindre son objectif de donner un emploi à 80 % de la population en âge de travailler, le coût du crédit universel pourrait être réduit de 10 milliards de livres sterling. Cela représenterait un huitième de la facture actuelle en matière de sécurité sociale.

Les économistes de la JRF contestent le discours politique dominant selon lequel les dépenses de sécurité sociale sont hors de contrôle. Au contraire, ils soulignent que les projections officielles indiquent que les dépenses consacrées aux prestations des non-retraités resteront stables, à environ 5 % du PIB pour le reste du parlement.

Selon Sam Tims, analyste principal chez JRF, il est essentiel de se concentrer sur les causes profondes de l’insécurité économique, telles que la création d’emplois décents, le logement abordable et une meilleure santé. Une enquête menée auprès de plus de 4 000 électeurs montre que 59 % soutiennent l’idée de s’attaquer aux causes profondes du chômage pour réduire la facture sociale à long terme.

Le rapport appelle le gouvernement à prendre des mesures telles que l’augmentation du soutien à la santé publique, la construction de logements sociaux et la relance des économies régionales en difficulté. Il met également en lumière l’augmentation de la demande de crédit universel liée à la santé dans les endroits où il y a moins d’emplois disponibles localement.

Cette étude intervient avant la publication du rapport intérimaire d’une enquête sur les jeunes qui ne suivent ni études, ni emploi, ni formation (Neet) par Alan Milburn, ancien ministre chargé de la mobilité sociale. Les Neets représentent près d’un million de jeunes âgés de 16 à 24 ans, et il est crucial de trouver des solutions pour les aider à s’insérer professionnellement.

Le rapport final d’Alan Milburn, attendu plus tard cette année, devrait recommander des réformes des prestations sociales. Cependant, tout appel à des réductions pourrait être controversé, comme l’a montré la révolte des députés d’arrière-ban l’année dernière face au projet du parti travailliste de réduire les allocations d’indépendance personnelle versées aux personnes handicapées.

En réponse à ces préoccupations, un porte-parole du DWP a souligné que la réforme de la protection sociale vise à aider les gens à trouver du travail. Il a mis en avant la loi sur le droit d’essayer, qui permet aux personnes bénéficiant d’allocations de maladie et d’invalidité d’essayer de travailler sans craindre de perdre leurs allocations, ainsi que l’investissement de 3,5 milliards de livres sterling dans l’aide à l’emploi des personnes malades et handicapées.

Il est clair que la question de la réduction de la facture sociale nécessite une approche globale, visant à traiter les causes profondes du chômage et de l’insécurité économique. Les électeurs semblent soutenir cette approche à long terme, qui pourrait avoir un impact significatif sur la réduction des dépenses en matière de sécurité sociale.
Et pour approfondir sur ce sujet, explorez ici

Brigitte Canet journaliste NewsFrance.org
Journaliste, Pigiste |  Plus de publications

Brigitte Canet est née à Lyon en 1970. Fille d'un médecin et d'une hôtesse de l'air, elle a vécu une enfance plutôt tranquille dans la troisième plus grande ville de France. Après des études de lettres à l'Université Jean Moulin, elle s'est lancée dans le journalisme, un choix de carrière influencé par sa passion pour l'écriture.

Marathon de Paris

Découvrez les coulisses du Marathon de Paris : immersion dans l’organisation de cet événement hors du commun !

Paris by night

Les soirées les plus folles à Paris : où faire la fête toute la nuit