Groupe Lagardère : S1 – E4 où le gérant, Arnaud Lagardère, parvient à prolonger son mandat jusqu’en 2024

Groupe Lagardère : S1 E4 où le gérant, Arnaud Lagardère, parvient à prolonger son mandat de gérance jusqu'en 2024

Les jours se suivent et la bataille continue à faire rage entre les différents protagonistes, Bernard ArnaudArnaud Lagardère, d’un côté, Vincent BolloréJoseph Oughourlian, de l’autre. Ces derniers qui possèdent désormais près de 44 % des parts du groupe Lagardère lorgnent sur 4 sièges au conseil de surveillance du groupe. Ils ont donc demandé la convocation d’une nouvelle assemblée générale. 

Mais, Pan ! Le gérant ne veut rien savoir. Et, en plus, il vient de faire valider la prolongation d’une durée de 4 ans de son mandat de gérant. Soit 7 mois avant la date officielle !

Il est vrai que le groupe de Bernard Arnaud vient de le renforcer sensiblement en lui apportant, comme promis, près de 100 millions d’argent frais via la financière Agache et une participation de celle-ci de 27 % dans la holding de tête, Lagardère Capital et Cie (LCM). Laquelle avec 7 % du groupe Lagardère en a le contrôle effectif,  du fait de sa gestion en commandite.  

Evidemment, les actionnaires majoritaires du groupe Lagardère ne veulent pas en rester là. Ils ont donc saisi le tribunal de commerce de Paris pour qu’il impose cette convocation. 

En attendant, ça bouge au conseil de surveillance. Aline Sylla-Walbaume et Yves Guillemot en ont démissionné. La première avant même le vote du conseil rejetant la demande des actionnaires principaux. Or, qui est Aline Sylla-Walbaume ? Mais, c’est un des hauts cadres dirigeants de Christie’s, bien sûr ! Ah, bon. 

Oui, mais, Christie’s est contrôlé par Artémis. Et qui est Artémis ? La holding familiale qui gère les participations de la famille Pinault. Tiens donc. Cette démission prélude-t-elle à un prochain mouvement d’un troisième milliardaire dans cette affaire ? A voir dans les prochaines semaines.

 

Le conseil de surveillance du groupe Lagardère sous pression

En tout cas, Aline Sylla-Walbaume a été remplacée par Valérie Bernis. Une ancienne DG d’Engie. Rappelons qu’Engie est actuellement au centre d’une bataille rangée entre Véolia et Suez. Rappelons également que les principaux actionnaires de Véolia, la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) et le fonds Blackrock, sont aussi des actionnaires importants de Vivendi, le groupe contrôlé par Vincent Bolloré, en première ligne dans la bataille pour le contrôle de Lagardère.

Quant à Valérie Bernis, nommée au comité des nominations, des rémunérations et de la RSE de Lagardère, on dit que c’est « l’œil de Moscou de Bernard Arnaud » au sein du conseil de surveillance. Alors que la nomination de Virginie Bernet, soutenue par Vincent Bolloré, semble toujours à l’étude.

 

Un mot encore. Au sujet de l’autre démissionnaire, Yves Guillemot. Il s’agit du PDG et fondateur d’Ubisoft. A priori, sans liens capitalistiques avec les acteurs actuellement en jeu. Mais, à voir aussi dans les prochaines semaines. Après tout, le fonds Blackrock y détient près de 5 % des parts. 

Enfin, quid de la position de Nicolas Sarkozy entré au conseil de surveillance le 5 mai dernier et  facilitateur de l’arrivée de Vincent Bolloré dans le groupe Lagardère pour contrer le fonds Amber de Joseph Ourghoulian ? 

 

Hé bien, il s’est opposé à la dernière demande de convocation d’une assemblée générale, portée par Vincent Bolloré et Joseph Oughourlian ! Ce qui en fait un allié objectif du camp Arnaud Lagardère- Bernard Arnaud. 

En attendant, le cours de l’action du groupe Lagardère, après un plus bas historique de 8,47 €, tourne actuellement autour de 17 €. C’est mieux. Mais, on est encore bien loin des plus de 27 euros de la période 2015 -2017.

Marc Duteil Journaliste NewsFrance.org
Journaliste, Pigiste | Plus de publications

Né en 1965 à Toulouse, Bernard Duteil est un journaliste reconnu et respecté pour sa rigueur, son analyse pénétrante et son engagement indéfectible pour la vérité. Fils d'une enseignante et d'un avocat, il a grandi dans une atmosphère où l'importance de l'éducation, de l'éthique et de la justice étaient profondément enracinées.

Après avoir obtenu son baccalauréat en sciences humaines, il est entré à l'Université de Toulouse Jean Jaurès où il a obtenu une licence en communication et journalisme. A la fin de ses études, Bernard s'est lancé dans un voyage autour du monde qui a duré un an, nourrissant sa curiosité insatiable et forgeant sa perspective globale.

Bernard a fait ses débuts journalistiques au "Nouvel Observateur", où il s'est rapidement distingué par son style d'écriture incisif et sa capacité à explorer en profondeur des sujets complexes. Par la suite, il a travaillé pour "Le Monde", où il a couvert des sujets allant de la politique internationale à la culture, avant de rejoindre "France Info" puis se dédier à l'écriture de pige pour plusieurs rédactions dont NewsFrance.org

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