En mai, le troisième mois complet depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l’Espagne a enregistré une inflation de 3,2% sur un an. Ce chiffre est similaire à celui enregistré en avril, mais reste préoccupant car il dépasse largement le seuil de 2% considéré comme « sûr » par la Banque centrale européenne (BCE).
Cette hausse de l’inflation s’explique en grande partie par la crise énergétique qui sévit actuellement dans la région. En effet, le prix du pétrole Brent, la référence en Europe, s’échange autour de 91 dollars le baril, soit une augmentation de plus de 30% par rapport au prix d’avant le conflit. Cette situation fragilise l’économie mondiale et contribue à la hausse de l’inflation.
Les données publiées par l’Institut National de la Statistique (INE) montrent que l’effet de la guerre sur l’économie espagnole se fait sentir, avec une augmentation de l’inflation qui se déplace des produits énergétiques vers le reste de l’économie. L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils tels que l’énergie et les produits alimentaires non transformés, a atteint 2,9% en mai.
Les experts prévoient que les hausses de prix les plus importantes interviendront après l’été, notamment dans le secteur de l’alimentation, en raison de l’augmentation des coûts liés à l’essence et aux engrais. Pour le moment, le chapitre « alimentation et boissons non alcoolisées » est resté stable en mai.
Pour faire face à cette situation, le gouvernement espagnol a mis en place des mesures fiscales temporaires, telles que des réductions d’impôts sur l’électricité et le gaz. Cependant, ces mesures doivent être réévaluées à partir du 1er juin, avec la disparition des réductions fiscales sur l’électricité et le gaz.
En conclusion, la crise énergétique au Moyen-Orient continue d’avoir des répercussions sur l’économie espagnole, avec une inflation en hausse et des défis à relever pour maintenir la stabilité économique.
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Brigitte Canet est née à Lyon en 1970. Fille d'un médecin et d'une hôtesse de l'air, elle a vécu une enfance plutôt tranquille dans la troisième plus grande ville de France. Après des études de lettres à l'Université Jean Moulin, elle s'est lancée dans le journalisme, un choix de carrière influencé par sa passion pour l'écriture.





