Depuis la réforme du travail en Espagne en 2021, les données montrent une amélioration significative de la stabilité de l’emploi. Une analyse réalisée par le Centre d’études d’Isaac révèle que les contrats durent plus longtemps après la réforme, ce qui se traduit par une meilleure stabilité réelle, et pas seulement contractuelle.
Avant la réforme, 25 % des salariés disposaient d’un contrat temporaire, contre 15 % en 2025, ce qui a entraîné une certaine précarité et des coûts sociaux importants. La réforme a restreint les contrats temporaires, favorisant ainsi l’emploi permanent non continu et encourageant l’emploi stable. Les contrats permanents non continus représentent désormais une part significative des contrats signés, ce qui constitue un changement structurel majeur sur le marché du travail espagnol.
L’analyse de l’Iseak s’appuie sur les dossiers administratifs de la Sécurité sociale de 2018 à 2025 et utilise l’estimateur de Kaplan Meier pour mesurer la stabilité de l’emploi. Les résultats montrent que les contrats signés après la réforme ont une plus grande probabilité de rester actifs, ce qui témoigne d’une amélioration globale de la stabilité de l’emploi.
Cependant, l’étude révèle également des différences selon le type de contrat, les femmes, les plus de 30 ans et les étrangers étant les groupes les plus bénéficiaires de l’amélioration de la stabilité de l’emploi. Les auteurs recommandent d’éviter les abus du temps partiel et de donner la priorité aux entreprises et secteurs présentant des taux de survie des contrats plus élevés dans les politiques actives de l’emploi.
En conclusion, la réforme du travail en Espagne a entraîné une véritable amélioration de la stabilité de l’emploi, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour consolider l’emploi stable et l’étendre à toutes les parties de la population qui en ont besoin.
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Brigitte Canet est née à Lyon en 1970. Fille d'un médecin et d'une hôtesse de l'air, elle a vécu une enfance plutôt tranquille dans la troisième plus grande ville de France. Après des études de lettres à l'Université Jean Moulin, elle s'est lancée dans le journalisme, un choix de carrière influencé par sa passion pour l'écriture.





