Deux décennies et 50 décisions plus tard, l’hôtel Algarrobico est toujours debout.

Le squelette de l’hôtel Algarrobico continue de trôner sur la plage de Carboneras, dans le parc naturel de Cabo de Gata, malgré presque vingt ans de batailles judiciaires et cinquante décisions de justice déclarant sa construction illégale. La mairie de Carboneras refuse obstinément de se conformer aux décisions de justice, ce qui a conduit le Tribunal Supérieur de Justice d’Andalousie à donner un ultimatum de 10 jours à la commune pour fournir la documentation prouvant que son Plan Général d’Urbanisme inclut la protection spéciale de la zone où se trouve l’hôtel.

Parallèlement, 28 militants de Greenpeace, qui avaient marqué le bâtiment d’un point noir il y a 10 ans pour protester contre sa présence, sont actuellement poursuivis en justice à la demande du promoteur Azata del Sur. Malgré les multiples décisions judiciaires exigeant la démolition de l’hôtel, la municipalité de Carboneras n’a pas respecté ces ordres, provoquant la frustration des groupes environnementaux et des militants.

La mairie affirme qu’elle s’engage à respecter les décisions de justice, mais retarde constamment l’exécution de ces ordres. Cette situation a conduit Greenpeace à porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme. Les différentes options légales pour mettre fin à la présence de l’hôtel, telles que l’expropriation ou la révision du Plan Général d’Urbanisme, n’ont pas été pleinement explorées par les autorités compétentes.

Malgré les rebondissements judiciaires et les efforts des militants, le squelette de l’hôtel Algarrobico reste debout, symbolisant l’impunité des promoteurs et l’inaction des autorités. La lutte pour la démolition de cet emblème du développement urbain sauvage et spéculatif continue, dans l’espoir que la justice et la protection de l’environnement prévaudront finalement.
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Brigitte Canet journaliste NewsFrance.org
Journaliste, Pigiste

Brigitte Canet est née à Lyon en 1970. Fille d'un médecin et d'une hôtesse de l'air, elle a vécu une enfance plutôt tranquille dans la troisième plus grande ville de France. Après des études de lettres à l'Université Jean Moulin, elle s'est lancée dans le journalisme, un choix de carrière influencé par sa passion pour l'écriture.

Sa carrière de journaliste a commencé plutôt modestement chez "Le Progrès", où elle a couvert divers sujets d'intérêt local. Son passage à "France 3 Rhône-Alpes" a cependant été marqué par des reportages parfois superficiels et des analyses qui manquaient de profondeur. Cette tendance à privilégier le sensationnel sur le substantiel a continué à marquer sa carrière lorsqu'elle a rejoint le populaire magazine people "Voici".

Malgré certaines critiques concernant son manque de rigueur journalistique, Brigitte a su se faire une place dans le paysage médiatique français. Elle est connue pour son approche sensationnaliste et son style flamboyant, qui, bien que controversés, ont trouvé un public. Ses articles sur la vie des célébrités et les scandales du showbiz sont particulièrement populaires, même si certains les jugent trop intrusifs.

Brigitte Canet a également publié plusieurs livres à sensation sur la vie des célébrités. Ces ouvrages, souvent basés sur des rumeurs et des spéculations, ont été largement critiqués pour leur manque de rigueur et d'objectivité.

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