Effet de la COP26 : les Européens en colère

Depuis dimanche, les dirigeants mondiaux se réunissent pour la COP26, à Glasgow. Cette conférence des Nations Unies a pour but de lutter contre la menace du changement climatique.

 

Risques de manifestations pour protester contre la hausse du pétrole malgré le soutien de la COP26 

Manifestations insolites contre les factures énergétiques élevées en Espagne. Demandes de protection sociale en Grèce alors que les mines de charbon ferment. Ou encore, nouvelles manifestations dans la France rurale et les petites villes contre la flambée des prix du pétrole.

Les inquiétudes sont particulièrement vives en Europe. En effet, les décideurs politiques présents à la COP26 expriment de plus en plus le potentiel de troubles sociaux. Ainsi que l’affaiblissement du soutien public. Dans le cas où les combustibles fossiles pèseraient trop lourd sur les familles pauvres et à revenus moyens.

Le changement climatique reste un risque pour toutes les démocraties, car il sera très coûteux, beaucoup plus cher que prévu.

A déclaré le ministre français des Finances Bruno Le Maire dans une récente interview.

Si nous ne sommes pas vigilants, il y a un danger que nous ayons un nouveau mouvement des Gilets jaunes, en France. Mais aussi partout en Europe.

Les dirigeants de la COP26 et d’Europe en particulier, gardent à l’esprit les manifestations des gilets jaunes en France en 2018. Effectivement, ces manifestations ont commencé au sujet d’une augmentation de la taxe sur les carburants. Et ont explosé en une poussée nationale contre les inégalités et l’insécurité financière.

 

L’urgence de la COP26 : prévenir de nouvelles insatisfactions des pays industrialisés

Les Gilets Jaunes en 2018 ont mis en évidence de manière brutale et parfois violente le danger des coûts croissants de la vie quotidienne. C’est-à-dire conduire la voiture, chauffer sa maison et faire fonctionner les appareils électroménagers.

Les gens doivent penser à la fin du mois avant de pouvoir penser à la fin du monde.

A déclaré Guy Ryder, le directeur général de l’Organisation Internationale du Travail. C’est-à-dire une agence des Nations Unies.

Si les gouvernements négligent d’intégrer les résultats du marché du travail, les coûts sociétaux et les concepts d’équité dans leurs politiques sur le changement climatique …  Les gens se retireront du soutien à l’action contre le changement climatique.

Les États-Unis se sont dirigés jeudi vers la plus grande mesure qu’ils aient jamais prise pour lutter contre le changement climatique. Ajoutant ainsi 555 milliards de dollars à la facture de dépenses massive du président Biden. Y compris une incitation financière à utiliser l’éolien, le solaire et à stimuler l’énergie nucléaire.

 

L’Europe a sa propre feuille de route

L’Europe a défini sa propre feuille de route ambitieuse pour faire pivoter les combustibles fossiles au cours des neuf prochaines années. Ainsi que des politiques visant à assurer une « transition juste » pour les personnes vulnérables. Car les efforts pour atteindre les futurs objectifs climatiques affectent directement la vie et les moyens de subsistance des millions de ménages.

Mais les objectifs élevés de l’Europe sont aggravés par la hausse des prix de l’énergie. Ce qui conduit les gouvernements à être prudents.

L’Europe s’est fortement appuyée sur le gaz naturel pour alimenter les maisons et les entreprises. Alors qu’elle construit des infrastructures d’énergie verte. Ainsi, cela laisse le continent exposé au risque d’envoler des prix, entraînée par une reprise mondiale, après la pandémie.

Ainsi, cette hausse encourage la ségrégation entre les pays qui voient dans la crise une raison de ralentir ou d’accélérer les transferts d’énergie verte.

En Espagne, le gouvernement prend des mesures d’urgence, après des manifestations violentes dans plusieurs villes. Car des milliers de ménages pauvres ne sont plus en mesure de payer leurs factures.

Le Premier ministre italien Mario Draghi a dévoilé un plan de 3 milliards d’euros visant à avoir un « fort impact social » pour les ménages les plus pauvres et les petites entreprises.

En France, le président Emmanuel Macron subventionne les factures d’énergie pendant l’hiver. De plus, il verse une prime de 100 euros en compensation de l’augmentation du prix d’essence aux personnes à faible revenu. 

Même avant la récente crise énergétique, certains gouvernements avaient averti que les Européens pourraient ne pas être prêts à faire les sacrifices nécessaires pour un avenir sans carbone. Et ce, au-delà de la douleur à court terme des factures d’énergie.

Effectivement, il y a aussi les défis structurels à plus long terme du changement fondamental dans l’économie mondiale. 

 

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