Le volcan des îles Canaries Cumbre Vieja reste imprévisible

Cumbre Vieja est imprévisible

Endormie depuis 50 ans, le Cumbre Vieja crache encore de la lave. Désormais, elle a parcouru 800 hectares. Aujourd’hui, les scientifiques ne peuvent pas prévoir son évolution. 

 

Origine du Cumbre Vieja

Le volcan Cumbre Vieja est situé dans le parc national de Cumbre Vieja. Sur l’île espagnole de La Palma, dans l’archipel des Canaries. Le volcan est rentré en éruption, le dimanche 19 septembre, pour la première fois depuis cinquante ans. Laissant apparaître des kilomètres de coulées de lave.

La population était prête. Le volcan était sous haute surveillance depuis des jours. En raison d’une intense activité sismique.  

L’éruption a débuté à 15 h 15 heure locale (14h15 heure française) dans le parc national de Cumbre Vieja, dans le sud de l’île. L’île, l’une des sept de l’archipel situé au large du nord-ouest de l’Afrique, compte près de 85 000 habitants.

Cette dernière coulée avait entraîné de nouvelles évacuations. Ainsi que des conséquences économiques telles que des perturbations dans les secteurs du tourisme et de la pêche. Les scientifiques présents sur le site affirmaient déjà que cette éruption particulière allait entrer dans les livres d’histoire.

 

L’évolution du Cumbre Vieja déjoue les prévisions

L’éruption actuelle rompt avec une continuité observée depuis plusieurs siècles. Le vulcanologue Bixente Soler explique :

Depuis l’éruption de 1585 qui a duré 84 jours, toutes les éruptions jusqu’à aujourd’hui ont duré moins longtemps que la précédente. En 1949, 38 jours, puis en 1971, 25 jours. Avec celle-ci on en est à 29, ce qui rompt une série historique de 436 ans

On pouvait en effet, s’attendre à une durée inférieure à 29 jours. Or, l’activité du volcan ne laisse pas imaginer d’accalmie. En cause, une activité sismique toujours importante. Et également  moins trois centres d’émission dans le volcan.

 

Le Volcan Cumbre Vieja n’a pas l’air de vouloir se rendormir

Lors d’une conférence de presse, le 13 octobre, María José Blanco, la porte-parole du comité scientifique du Plan d’urgence volcanique des Canaries affirme :

Actuellement, le niveau de dioxyde de soufre ne nous permet pas de penser que la fin de l’éruption puisse intervenir à court ou moyen terme.

De même, en ce qui concerne l’activité sismique. Elle reste toujours importante.

Le Csic est l’équivalent de notre CNRS en Espagne. Voici son dernier communiqué sur Tweeter.

Traduction : « L’éruption se poursuit avec une intense activité strombolienne avec projection de roches pyroclastiques et générant une abondante coulée de lave qui court en direction de la mer. »

 

Rencontre de la lave et la mer = danger

La rencontre de la lave à plus de 1000 degrés et l’eau de mer, à  20 degrés, entraîne un premier danger. Lorsque la roche fondue arrive dans l’eau, elle peut bouillir et provoquer une pluie dynamite d’éclaboussures en fusion sur une grande étendue.

Ces éclats de lave peuvent ainsi être transportés dans l’air. Puis, se déposer plus loin sur le sol, pour devenir toxiques pour la faune et la flore.

Par ailleurs, la qualité de l’air est régulièrement examinée. Les conditions climatologiques accentuent aussi les émanations de gaz toxiques.

 

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