Guerre en Ukraine : De nouvelles armes fournies par l’Occident

Voilà plus de deux mois que les dirigeants occidentaux tentent d’apaiser la guerre en Ukraine.

Le président Biden s’est exprimé dans une usine de l’Alabama d’où sont sortis les missiles Javelin que les soldats ukrainiens ont utilisés contre les chars russes. Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est adressé aux membres du Parlement ukrainien. Emmanuel Macron a pressé Vladimir Poutine par téléphone de mettre fin à son « agression dévastatrice ». L’Allemagne a aidé la Finlande et la Suède, géographiquement très proches de la Russie.

Que faut-il envisager pour la suite ?

 

Une détermination renforcée

« Vous avez fait exploser le mythe de l’invincibilité de Poutine. Vous avez écrit l’un des chapitres les plus glorieux de l’histoire militaire et de la vie de votre pays, » a déclaré Johnson au président ukrainien Volodymyr Zelensky et aux législateurs du pays dans une allocution vidéo. La première d’un dirigeant étranger au Parlement ukrainien.

La Grande-Bretagne fournira bientôt environ 375 millions de dollars d’armes supplémentaires à l’Ukraine. Notamment du matériel de guerre électronique, un système radar et du matériel de brouillage GPS.

C’est la plus belle heure de l’Ukraine.

Souvent éclatée par des désaccords politiques et idéologiques, voilà l’Union européenne unie contre l’offensive russe alors que celle-ci se révèle bien plus laborieuse que prévu. Laborieuse, mais toujours dévastatrice.

 

Des dégâts colossaux

Dans la ville en ruine de Marioupol, les troupes russes ont renouvelé le bombardement de l’aciérie délabrée d’Azovstal et des 200 civils toujours installés là-bas.

Des missiles russes ont frappé des sous-stations électriques dans la ville de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine. Privant la zone d’électricité. Au moins neuf personnes ont été tuées par des frappes russes dans la région orientale de Donetsk, dont trois civils allant chercher de l’eau.

Alors que la guerre en Ukraine entre dans son troisième mois, Biden a assuré que les États-Unis avaient engagé plus de 5 500 Javelins, et donné aux Ukrainiens les moyens de se défendre dans cette bataille « entre l’autocratie et la démocratie. » 

La Russie envisageait désormais d’annexer les territoires séparatistes de Donetsk et Louhansk à l’est. Et la région de Kherson au sud. Des élections « simulées » devraient permettre de revendiquer le contrôle.

 

Un conflit qui s’enlise

D’une « opération militaire spéciale», Poutine pourrait bientôt se lancer dans une guerre assumée en Ukraine. Ce qui constituerait une justification pour étendre le combat et utiliser des conscrits militaires.

Mardi, le président russe a sommé Macron de cesser de fournir des armes à l’Ukraine, considérant que le pays contribuaient aux « atrocités. » La paix semble reculer toujours davantage, tandis que Poutine reproche à l’Ukraine sa « réticence » à négocier sérieusement.

Mais les dirigeants militaires et politiques américains, qui craignaient autrefois une escalade de la violence, ont explicitement mis en lumière un affaiblissement de l’armée russe. Et mis en doute la capacité de Poutine à envahir d’autres pays. Un affaiblissement auquel l’Occident entend bien contribuer.

A Bruxelles, le Premier ministre italien Mario Draghi a déclaré que l’agression russe avait remis en question « la plus grande réalisation de l’Union européenne. La paix sur notre continent. »

La Russie a violé cette paix et le respect fondamental des droits de l’homme. A Marioupol, à Boutcha et dans tous les endroits où l’armée russe a déchaîné sa violence contre des civils non armés.

Le chancelier allemand Olaf Scholz a promis de soutenir l’adhésion à l’OTAN de la Suède et de la Finlande.

Ils peuvent compter sur notre soutien. Il n’y a pas de retour en arrière. Nous voyons maintenant plus clairement où la Russie veut nous emmener. C’est un monde de sphères d’influence où le plus fort a le dernier mot.

Et ce dernier mot, ce n’est pas le formidable budget consacré à la défense russe qui semble pouvoir le donner. Les échecs militaires de la Russie, combinés aux sanctions internationales, auraient un impact durable sur la capacité des forces russes à se rétablir.

En parallèle, des explosions et des incendies inexpliqués se sont produits dans le sud de la Russie. Une explosion a notamment secoué la ville de Belgorod. Les responsables russes ont parfois accusé les Ukrainiens d’en être responsables. Le gouvernement ukrainien a choisi cependant de ne confirmer ni de nier les frappes à l’intérieur de la Russie.

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