L’OTAN cherche à se réhabiliter et à investir dans l’intelligence artificielle

Les Ministres de la Défense de l’OTAN ont convenu vendredi que l’organisation développera ses capacités militaires dans le domaine des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. Mais aussi la suppression des armes nucléaires en tant que facteur consultatif pour faire face aux nouvelles menaces mondiales. 

 

L’OTAN investit dans l’intelligence artificielle

Après avoir tenté de panser les plaies de la débâcle en Afghanistan, l’Alliance atlantique a accepté de s’engager de manière majeure dans le développement de l’intelligence artificielle

L’OTAN a également évoqué la nouvelle doctrine sur les armes nucléaires qui sera adoptée par les États-Unis. Dans ce contexte, le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a déclaré que Washington ne cherchait pas à entrer en conflit avec la Chine. Il a toutefois averti qu’il continuerait à fournir un soutien militaire à Taïwan malgré le harcèlement de Pékin.

Le développement de cette nouvelle catégorie d’éléments protecteurs de l’intelligence artificielle prend la forme d’une déclaration d’intention d’un groupe de pays. Il contribuera ainsi, à hauteur d’un milliard d’euros au financement d’un fonds d’innovation.

Tandis que les autres alliés, dont les États-Unis, la France, l’Espagne, le Canada ou la Turquie, contribueront à des « projets d’accélérateurs ». Mais aussi, à une série de centres d’essais et d’accélérateurs industriels. Afin de développer davantage ces technologies. La nouvelle stratégie sera confirmée lors du sommet des chefs d’État.

Le secrétaire général a fait valoir que cette percée technologique permettra :

Une meilleure utilisation de l’innovation civile pour notre sécurité. Et renforcera le lien technologique entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

Tout cela fait partie de la première stratégie d’intelligence artificielle d’une alliance militaire. Un groupe de guérilleros mal armés est chassé dans un pays sous-développé, mais il découvre soudain que la vraie menace pourrait venir de la Russie. Ou encore, de la Chine, qui a longtemps dominé l’Occident dans ce domaine.

À ce jour, c’est le contraire qui s’est produit. C’est-à-dire que des investissements massifs dans la technologie militaire ont conduit au développement d’applications définitives dans le domaine civil. Internet est le plus important d’entre eux. Aujourd’hui, le fossé technologique avec la Chine semble si grand que l’OTAN espère pouvoir profiter des développements civils pour renforcer ses positions militaires. 

 

OTAN en froid avec la Chine ?

Le message a été clairement entendu de Pékin. Où ils ont notamment suivi les dernières positions des États-Unis sur Taïwan. Un porte-parole du gouvernement chinois « met en garde » les Américains « dans leurs paroles et leurs actions ». Mais a averti :

Personne ne devrait sous-estimer la capacité de la Chine à défendre sa souveraineté.

Lloyd Austin, le Secrétaire d’Etat américain à la Défense a déclaré que personne ne veut que Taïwan et la Chine « se battent » pour le moment. De plus, il y a maintenant « un intérêt croissant » pour les alliés et les partenaires travaillant dans la région indo-pacifique. La zone continuera de progresser libre afin que l’ordre international fondé sur des règles y reste en vigueur.

 

Quelle position pour la France ?

Austin fait référence à l’alliance récemment signée entre les États-Unis et l’Australie. C’est-à dire l’alliance baptisé AUKUS. Même si elle n’a pas été formellement évoqué lors de cette réunion des ministres de la Défense.

À ce propos, les sources diplomatiques ont expliqué que l’ambiance entre la France et les États-Unis s’est rétablie. Suite à la conversation entre le président Emmanuel Macron et son homologue américain Joe Biden. Même s’il faudra plus de temps pour que les blessures cicatrisent.

Le reste des alliés a éclipsé la forte relation de coopération qui existe toujours entre l’OTAN et l’Australie, précisément pour rendre la position de la France plus confortable.

Tout comme la question de Taïwan est « non négociable » pour la Chine, la question l’est aussi pour l’intégration potentielle de l’Ukraine à l’OTAN.  Question inacceptable pour la Russie.

En effet, Lloyd était à Kiev avant de venir à la réunion de Bruxelles. Et la Russie a une nouvelle fois averti que la perspective que l’Ukraine devienne membre de la Coalition serait considé comme une « menace ».

 

L’OTAN et l’Ukraine

Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’OTAN, a nié toute intention d’encourager le régime de Poutine. Mais a également nié la légitimité de Moscou à décider si l’Ukraine rejoindrait ou non l’organisation. 

L’OTAN est une alliance de défense et il appartient à l’Ukraine et à ses 30 alliés de décider quand l’Ukraine est prête à rejoindre l’Alliance. Aucun autre pays n’a le droit d’intervenir. Ou de faire entendre sa voix dans ce processus. En effet, l’Ukraine est une nation souveraine et indépendante.

Et les nations souveraines et indépendantes ont le droit de choisir leur propre voie. C’est donc à l’Ukraine de décider si elle souhaite devenir membre de l’OTAN. Et puis, bien sûr, les 30 alliés décideront s’il est prêt et s’il répond aux normes de l’OTAN.

Ce que nous avons vu, c’est que l’élargissement de l’OTAN ces dernières années a grandement contribué à la paix et à la stabilité en Europe. Donc, la Russie n’a aucune raison d’avoir peur. Ni d’avoir le droit d’essayer d’opposer son veto ou d’empêcher une nation souveraine de rejoindre l’alliance. 

 

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