9 noyés en Méditerranée

9 noyés en Méditerranée

Au moins neuf noyés sur la côte méditerranéenne ce mercredi. Alors que le vent provoquant  des rafales dangereuses a surpris les nageurs.

 

Certains ont bravé l’interdit : résultat 9 noyés

À la radio, Eric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des pompiers de France déclare :

Ce bilan est dramatique.

M. Brocardi a déclaré que les autorités locales s’attendaient à une mer agitée, interdisant  certaines plages.

On est sur un front méditerranéen particulièrement traître, parfois calme, mais aussi extrêmement dangereux, donc toutes les vigilances ont été apportées.

Toutes les collectivités locales et territoriales ont mené une vigilance particulière en prononçant des interdictions de baignade mais malheureusement certains ont bravé l’interdit.

Des responsables ont déclaré qu’un lourd bilan mercredi a mis en évidence les dangers de la Méditerranée. Une mer généralement considérée comme calme. Mais avec des courants sous-marins pouvant être dangereux.

Chaque année, des centaines de migrants se noient en essayant de traverser la mer de l’Afrique vers l’Europe. En 2019, près de 1 300 personnes sont mortes en tentant de faire la traversée, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

 

Manque de surveillance 

Selon des responsables français, la mort de nageurs mercredi, a également mis en évidence les lacunes de la communication des risques de baignade. Surtout lorsqu’il n’y a pas de sauveteurs en service.

Tous les noyés (sauf 1) avaient la soixantaine. Ils sont morts en nageant sur différentes plages ; des départements des Bouches-du-Rhône, de l’Aude et de l’Hérault.

Sur une vidéo, les pompiers de l’Hérault, où cinq personnes sont décédées, montrent une mer trompeuse. Des petits rouleaux s’écrasent sur le rivage, or le courant attire vers le large.

Le tweet des pompiers indique :

Les communes de l’Aude et des Bouches-du-Rhône étaient en alerte orage jaune et l’Hérault sur une alerte orange. Tandis que le drapeau rouge (baignade interdite) était hissé sur plusieurs plages. 

Jordan Dartier est maire de Vias, dans l’Hérault, où une personne s’est noyée. Il déclare :

Je ne comprends pas comment les gens peuvent se mettre à l’eau quand la mer est agitée.

C’est un jour dramatique pour notre région.

 

Température de l’eau et température extérieure chaudes

Plusieurs secouristes ont souligné que le temps clément incitait les gens à aller à l’eau. Mais les vagues, bien que non dangereuses, cachaient de dangereux courants sous-marins.

Aurélien Manenc, chef du service des pompiers de l’Hérault, déclare sur LCI :

Les gens sont incités à aller se baigner. Ce qu’on ne voit pas ce sont les courants sous-marins qui sont importants et qui entraînent à la fois vers le fond et vers le large. L’eau est chaude, on croit qu’on va s’amuser et rapidement on est tiré vers le large et le fond et on s’épuise à essayer de revenir, c’est ce qui occasionne la noyade ou le début de noyade

Certains responsables ont également déclaré que le manque de sauveteurs après la fin de la saison des vacances d’été augmentait le risque pour les nageurs. Malgré qu’on soit en septembre, de nombreuses personnes se sont rendues sur les plages du sud. Attiré par le temps exceptionnellement chaud.

 

Pour éviter des noyés, faut-il continuer la surveillance des plages en septembre ?

Patrick Vignal, avocat représentant l’Hérault se pose la question :

(De la surveillance) de nos plages : faut-il continuer en septembre ?

M. Vignal a également demandé si les nageurs potentiels avaient reçu des avertissements suffisants des autorités locales.

Selon les autorités sanitaires en France, 250 noyades mortelles ont été signalées de juin à août 2021. Soit une baisse de 5% par rapport à la même période en 2018, la dernière fois que les chiffres ont été collectés.

 

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