Les enseignants dérogent aux règles dans les écoles

Les enseignants de toute la France ont organisé jeudi une journée de marche pour protester contre les restrictions liées au Covid-19. Des règles qui perturberaient les écoles et ne permettraient pas de lutter contre le variant Omicron, galopant à l’échelle nationale.

Des milliers d’enseignants et de personnels scolaires, parfois accompagnés de parents d’élèves, ont ainsi pris part à des marches à travers les villes du pays. L’une des plus importantes manifestations scolaires en France depuis de nombreuses années.

Le ministère de l’Education a déclaré que près de 40% des enseignants du primaire et près d’un quart des enseignants du secondaire étaient en grève. Cela bien que les syndicats aient avancé des chiffres beaucoup plus élevés, frôlant les 75%. Un syndicat de premier plan a même déclaré qu’environ 20 000 écoles allaient probablement fermer leurs portes.

 

C’est toute cette absurdité et cette colère qui se sont intensifiées jusqu’à ce jour

a déclaré Sophie Vénétiay, enseignante et responsable du principal syndicat du secondaire.

La marche, soutenue par la plupart des syndicats d’enseignants du pays, était un défi majeur pour le gouvernement du président Emmanuel Macron. Lui qui était fier de garder ses écoles ouvertes plus longtemps que de nombreux autres pays européens pendant la pandémie.

« Je crois fermement que le choix que nous avons fait de garder les écoles ouvertes est le bon », soutenait-il lors d’une conférence de presse mardi.

Mais le variant Omicron a partiellement perturbé ce contrat.

Il y a maintenant en moyenne près de 300 000 cas de coronavirus nouvellement signalés par jour en France. Près de six fois plus qu’il y a un mois et bien plus qu’à tout moment antérieur de la pandémie. Olivier Véran, ministre de la santé; a d’ailleurs été testé positif jeudi. Et les enfants sont désormais à l’origine de l’augmentation des infections.

Pour éviter que des classes entières ne soient renvoyées à la maison ou que des écoles entières ne soient fermées, le gouvernement a mis en place des règles de test complexes. Avant de modifier ces règles. Deux fois en quelques jours. Les protocoles de test ont entraîné un afflux désordonné de parents et d’enfants, debout, dans le froid, à l’extérieur des pharmacies et des laboratoires médicaux.

 

Une vague de colère

Face à cette vague de colère grandissante, le Premier ministre Jean Castex a proposé que les protocoles soient assouplis. Les parents n’auront plus à aller chercher leurs enfants immédiatement après un test positif. Et les enfants susceptibles d’être exposés n’auront plus besoin d’être testés pour retourner en classe. Au lieu de cela, les tests pourront être effectués à la maison.

Cependant, les enseignants ont déclaré que les règles ainsi simplifiées augmentaient les risques d’infection à l’école. Ils se sont également plaints ces dernières semaines d’un manque d’équipements. Des moniteurs de qualité de l’air notamment, et une pénurie de masques protecteurs.

La marche est le reflet du « désespoir croissant dans les écoles », a déclaré la principale association du personnel des écoles primaires.

Non seulement le protocole actuel ne protège pas les élèves, le personnel et leurs familles… Mais il désorganise également complètement les écoles.

 

Les participants à la marche ont également exprimé leur colère face au manque de préparation et d’anticipation du gouvernement. Deux ans après le début de la pandémie de Covid-19.

En réponse, Emmanuel Macron a appelé la population à être « patiente » et « modérée » face à cette crise. Après avoir tenu lui-même des propos peu modérés concernant les non-vaccinés.

Hervé Dardillat, père d’un garçon de 5 ans, a déclaré avoir assisté à la marche pour soutenir les enseignants dont le travail doit être « difficile » aujourd’hui. Il a également déclaré que le coronavirus provoquait un niveau d’anxiété sans précédent à l’école.

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