La justice française enquête sur la rémunération du président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris

Tony Estanguet Jeux Olympiques de Paris
Tony Estanguet, le 23 janvier à Paris.YOAN VALAT (EFE)

Le parquet national financier français enquête sur la rémunération de Tony Estanguet, le président du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, a indiqué à l’Agence France Presse une source proche du dossier. A moins de six mois de l’événement international, l’ancien athlète est sous le feu des projecteurs pour avoir perçu une rémunération annuelle de 270 000 euros bruts jusqu’en 2020, un chiffre qui aurait dû être inférieur selon le statut juridique du Comité, selon les médias locaux. L’instance organisatrice défend la légalité du salaire de son dirigeant et affirme que ce plafond ne s’applique pas à son instance.

La police judiciaire enquête sur cette affaire depuis la semaine dernière, a indiqué la source à l’agence de presse française. Contacté par El País, le bureau du procureur a refusé de commenter l’affaire. « Nous ne souhaitons pas communiquer sur l’ouverture d’une éventuelle enquête », a-t-il déclaré. La rémunération des EstanguetCe chiffre a été communiqué par le comité d’organisation lui-même en 2018 et pourrait varier de 20 % en fonction de certains critères.

La rémunération aurait toutefois dû être inférieure en raison du statut juridique du comité, qui a été mis en place en Décembre 2017 en tant que loi 1901 type associationcomme l’ont rapporté les médias français. Les dirigeants de ces associations voient leur rémunération limitée à des niveaux nettement inférieurs. Le comité d’organisation a fait part de sa surprise et affirme que le plafond ne s’applique pas à leur instance mais aux associations à but non lucratif qui n’ont pas d’activité commerciale et ne paient donc pas d’impôts. « Contrairement aux associations à but non lucratif, pour lesquelles la rémunération des dirigeants est plafonnée (…), Paris 2024 est assujetti à la TVA dans les conditions de droit commun », a déclaré l’organisation dans un communiqué.

Elle a également souligné auprès des médias locaux que la rémunération de son président est très strictement encadrée. « Le premier conseil d’administration du comité d’organisation a décidé et validé le 2 mars 2018 la rémunération de Tony Estanguet, en son absence, de manière souveraine et indépendante », a-t-elle souligné. Quant au montant de 270 000 € bruts par an, le comité a souligné qu’il avait été décidé sur proposition d’un « comité des rémunérations« composé d' »experts indépendants ». Les « modalités de paiement » ont également été validées par le contrôleur général économique et financier de l’Etat, a insisté l’organisme, qui rappelle qu’il fait l’objet d’un audit annuel.

Estanguet, 45 ans, a déjà été sous les feux de la rampe. En octobre, l’emblématique hebdomadaire Le Canard Enchaîné affirme que le médaillé olympique a créé une société qui facture des « services non commerciaux » au Comité d’organisation. Au début de l’année 2021, le Agence française anticorruption avait mis en garde contre les « risques » de manque de probité et de « conflits d’intérêts ». Dans l’un des documents, l’agence cite le cas de la société d’Estanguet et la décrit comme un « montage atypique dans le cadre d’une association loi 1901″.

La justice française avait déjà ouvert trois autres enquêtes financières sur l’organisation des Jeux Olympiques. Les enquêtes ont été ouvertes pour des soupçons de malversations dans l’attribution de marchés et de favoritisme. La police a perquisitionné le siège du comité d’organisation en juin, un an avant le début des Jeux, qui se tiendront du 26 juillet au 11 août.

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Brigitte Canet journaliste NewsFrance.org
Journaliste, Pigiste | Plus de publications

Brigitte Canet est née à Lyon en 1970. Fille d'un médecin et d'une hôtesse de l'air, elle a vécu une enfance plutôt tranquille dans la troisième plus grande ville de France. Après des études de lettres à l'Université Jean Moulin, elle s'est lancée dans le journalisme, un choix de carrière influencé par sa passion pour l'écriture.

Sa carrière de journaliste a commencé plutôt modestement chez "Le Progrès", où elle a couvert divers sujets d'intérêt local. Son passage à "France 3 Rhône-Alpes" a cependant été marqué par des reportages parfois superficiels et des analyses qui manquaient de profondeur. Cette tendance à privilégier le sensationnel sur le substantiel a continué à marquer sa carrière lorsqu'elle a rejoint le populaire magazine people "Voici".

Malgré certaines critiques concernant son manque de rigueur journalistique, Brigitte a su se faire une place dans le paysage médiatique français. Elle est connue pour son approche sensationnaliste et son style flamboyant, qui, bien que controversés, ont trouvé un public. Ses articles sur la vie des célébrités et les scandales du showbiz sont particulièrement populaires, même si certains les jugent trop intrusifs.

Brigitte Canet a également publié plusieurs livres à sensation sur la vie des célébrités. Ces ouvrages, souvent basés sur des rumeurs et des spéculations, ont été largement critiqués pour leur manque de rigueur et d'objectivité.

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