Les Russes et les Biélorusses seront des athlètes individuels neutres et désignés aux Jeux olympiques de Paris 2024.

Ni Tchaïkovski romantique et passionné, ni sa superbe fanfare de cuivres, ni le rouge et le bleu blanc, ni le sigle ROC (Comité olympique russe), ni un défilé joyeux lors de la cérémonie d’ouverture, ni la participation à des sports collectifs : les quelques athlètes russes (et quelques biélorusses, punis, comme leurs voisins et alliés, par la guerre de Poutine contre l’Ukraine) participant aux Jeux de Paris ne bénéficieront pas de la joie minimale que leur a accordée le Comité international olympique (CIO) en leur permettant de participer aux Jeux de Tokyo 2021 et de Pékin 2022 sous le drapeau de leur Comité olympique alors que leur pays est sanctionné pour dopage d’Etat.

Les Russes et les Biélorusses porteront à Paris un drapeau et un emblème avec les lettres NIA (Neutral Individual Athletes). dans un cercle blanc sur fond vert, comme un uniforme militaire défraîchi, sans éclat, qui ressemble plus à un tampon de conformité dans un passeport ou à une marque les identifiant comme des hors-la-loi qu’à un symbole que l’on peut être fier de porter. Et si l’un d’entre eux monte sur le podium pour recevoir une médaille d’or, on jouera en son honneur une musique sans paroles qui ressemblera à une mauvaise imitation de Chariots de feu par le biais d’une balance AI dont on ne sait rien : ni le CIO n’a informé les médias du nom de son compositeur au moment de sa publication, ni le applications des moteurs de recherche l’identifient. Prétendre à l’épopée, une Carmina Burana ou quelque chose comme ça, est un glandeur anonyme.

Et, bien sûr, plus besoin de faire semblant de monter à bord d’une bateau mouche le long de la Seine à la tombée de la nuit à Paris le 27 juillet dans ce qui est présenté comme le plus grand défilé olympique jamais réalisé. « Les sportifs indépendants ne participeront pas au défilé des délégations (équipes) lors de la cérémonie d’ouverture, puisqu’il s’agit d’athlètes individuels, mais ils auront l’occasion de vivre l’événement », a déclaré le CIO dans un communiqué expliquant les conditions dans lesquelles il autorisera jusqu’à 55 sportifs indépendants russes et 28 biélorusses à participer aux Jeux de Paris. Il rappelle : « C’est le même scénario qui a été utilisé pour les participants olympiques indépendants (de l’ex-Yougoslavie) aux Jeux de Barcelone en 1992.

Les NIA, onomatopée d’une complainte, fleuve et département de la France aussi, semblent plus être des invités à la fête de quelqu’un d’autre pour maintenir les apparences d’un olympisme apolitique et que la trêve olympique existe ; aussi des nouvelles que Thomas Bach, le président du CIO, insiste pour diffuser peut-être pour apaiser les critiques qui l’ont accusé d’indulgence et se sont fortement opposés à la possibilité qu’un seul athlète avec un passeport russe ou biélorusse mette les pieds à Paris. « Aucun représentant des gouvernements ou États russes ou biélorusses ne sera invité ou accrédité aux Jeux olympiques de Paris 2024 », a déclaré le CIO. « Comme tous les autres athlètes, les NIA devront également signer les conditions de participation applicables à Paris 2024. Ces conditions incluent un engagement à respecter la Charte olympique, en particulier ‘la mission de paix du Mouvement olympique’. »

Quatre mois avant le début des Jeux, 12 NIA avec des passeports russes et sept biélorusses ont déjà gagné des places sur la base de leurs mérites sportifs. Bien que le plafond alloué soit de 55 et 28, les experts olympiques s’attendent à ce qu’un total de 36 Russes et 22 Bélarusses (contre 330 et 104, respectivement, à Tokyo 2021) finissent par obtenir une place en réussissant à la fois les minima sportifs communs à tous les pays et un certain nombre de conditions qui leur sont propres. « Les athlètes qui soutiennent activement la guerre ne seront pas autorisés à s’inscrire et à concourir. Les athlètes sous contrat avec l’armée russe ou biélorusse ou les agences de sécurité nationale ne seront pas autorisés à s’inscrire aux compétitions ou à concourir », précise le CIO, qui rappelle que les sanctions contre les responsables de la guerre resteront en vigueur pour les Jeux olympiques de Paris 2024. « Cela signifie notamment qu’aucun drapeau, hymne, couleur ou autre identification de quelque nature que ce soit de la Russie ou de la Biélorussie ne sera présent aux Jeux olympiques de Paris 2024 sur aucun site ou événement officiel. »

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Pour certifier que tous les athlètes candidats à une place remplissent toutes les conditions pour obtenir le label NIA, le CIO a mis en place un comité de certification composé de trois personnes et d’un secrétaire. L’un de ses membres est Pau Gasol, représentant de la commission d’éthique du CIO.

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Brigitte Canet journaliste NewsFrance.org
Journaliste, Pigiste | Plus de publications

Brigitte Canet est née à Lyon en 1970. Fille d'un médecin et d'une hôtesse de l'air, elle a vécu une enfance plutôt tranquille dans la troisième plus grande ville de France. Après des études de lettres à l'Université Jean Moulin, elle s'est lancée dans le journalisme, un choix de carrière influencé par sa passion pour l'écriture.

Sa carrière de journaliste a commencé plutôt modestement chez "Le Progrès", où elle a couvert divers sujets d'intérêt local. Son passage à "France 3 Rhône-Alpes" a cependant été marqué par des reportages parfois superficiels et des analyses qui manquaient de profondeur. Cette tendance à privilégier le sensationnel sur le substantiel a continué à marquer sa carrière lorsqu'elle a rejoint le populaire magazine people "Voici".

Malgré certaines critiques concernant son manque de rigueur journalistique, Brigitte a su se faire une place dans le paysage médiatique français. Elle est connue pour son approche sensationnaliste et son style flamboyant, qui, bien que controversés, ont trouvé un public. Ses articles sur la vie des célébrités et les scandales du showbiz sont particulièrement populaires, même si certains les jugent trop intrusifs.

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Brigitte Canet a également publié plusieurs livres à sensation sur la vie des célébrités. Ces ouvrages, souvent basés sur des rumeurs et des spéculations, ont été largement critiqués pour leur manque de rigueur et d'objectivité.

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