Covid-19: l’arrivée d’un vaccin se précise

Un vaccin possible dès la mi-décembre ?

500 millions de doses de vaccin pour Moderna, 1,3 milliards pour Pfizer-BioNTech… 2021 s’annonce déjà pleine de défis pour les laboratoires qui travaillent depuis le printemps à l’élargissement de leurs capacités de production. De nombreuses chaînes d’approvisionnement sont en train de voir le jour entre l’Europe et les États-Unis.

Ce sont déjà cinq des usines Pfizer et BioNTech qui se consacrent exclusivement à la fabrication d’un vaccin. Moderna de son côté s’est allié au suisse Lonza, numéro un mondial de la sous-traitance pharmaceutique. 

 

À quand l’arrivée d’un vaccin ?

Tandis que le nombre de tests effectués s’envole, une commercialisation de deux vaccins semble possible dès la deuxième moitié de décembre selon Ursula von der Leyen, présidente de la Commission Européenne.

Le Comité européen pour l’évaluation des médicaments à usage humain planche déjà activement sur l’évaluation des données au fur et à mesure de leur disponibilité. Une validation éventuelle sera suivie d’une autorisation de mise sur le marché.

Les résultats préliminaires de nombreux laboratoires sont d’ores et déjà attendus pour cette fin d’année.

 

Quelles sont les capacités de production?

La grogne se fait sentir parmi l’opinion publique. Et la pression monte dans les laboratoires. Si l’arrivée d’un vaccin sur le marché se précise, bon nombre d’inconnues pèsent encore sur la campagne vaccinale à venir.

Du côté de l’Europe, 1,3 milliards de doses ont été précommandées, assorties potentiellement de 660 millions supplémentaires en option. Une quantité colossale que les laboratoires ne pourront fournir que progressivement. Les premières doses étant attendues pour la mi-décembre.

Au sein de Modena et Pfizer-BioNTech, on travaille activement à un accroissement de la production. 

Nous réfléchissons à investir davantage au niveau industriel Nous pourrions dégager de la place dans notre usine en confiant à des sous-traitants des aspects moins critiques de la production.

Des sous-traitants tels que le français Delpharm, qui devrait produire dès le mois d’avril quelques dizaines de millions de doses dans son usine basée en Normandie. Le développeur en a profité pour s’approvisionner largement en flacons stériles et en bouchons, avant que la demande mondiale trop importante ne mette à mal les stocks. Des congélateurs à très basse température et de grands volumes de neige carbonique permettront également de stocker des vaccins.

 

Un vaccin, pour qui ?

Sur ce point, le professeur Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de santé, a déjà formulé quelques recommandations.

Seront vaccinés en priorité :

Les professionnels de santé en contact direct avec les malades. Les personnes les plus à risque de formes graves de la maladie. Les personnes âgées ou ayant des comorbidités.

Ce qui devrait englober 3 à 30 millions de personnes.

 

Et le coût  ?

Le prix ne sera pas le même en fonction des fabricants.

4 dollars la dose pour AstraZeneca, 20 dollars pour Pfizer… D’autres rumeurs évoquent également un coût unitaire de 25 à 37 dollars pour Moderna. 

Les tarifs seront ensuite renegociés avec chaque état afin d’établir le prix de vente le plus acceptable. 

Quant à la prise en charge, l’État français a d’ores et déjà précisé que 15,5 milliards d’euros devraient être intégrés au budget de la Sécurité Sociale pour l’année prochaine. À terme, ce sont en tout 35 millions de personnes qui devraient être vaccinées.

Avec, on l’espère, une prise en charge à 100 % pour les personnes les plus à risque, comme on l’observe déjà dans le cadre du vaccin contre la grippe.

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