Violence lors des manifestations du 1er mai

Le 1er mai a été choisi en 1889 comme date de la Journée internationale des travailleurs par les socialistes.

Episodes de violence dimanche dans le centre de Paris, alors que des milliers de personnes ont profité des manifestations traditionnelles du 1er mai pour protester contre la réélection du président Emmanuel Macron.

Canons à eau et voitures blindées, au moins 5000 officiers ont été déployés dans les rues de la capitale française. Des gaz lacrymogènes et des matraques ont aussi été utilisés contre la foule près de la place de la Bastille. Alors que des banques et un fast-food McDonalds étaient attaqués.

 

Une violence organisée et dirigée contre des cibles spécifiques

 Des manifestants encagoulés cassent pendant que d’autres crient pour que Macron démissionne.

Une violence en ce 1er mai qui fait suite à l’éclatement des affrontements il y a une semaine, lorsque Macron a remporté son second mandat face à Marine Le Pen.

La mobilisation du 1er mai doit être aussi massive que possible,

déclarait Philippe Martinez, secrétaire général de la Confédération générale du travail.

« Au-delà des syndicats, les citoyens doivent descendre dans la rue pour faire entendre haut et fort leurs revendications sociales et environnementales. »

Des marches se sont également tenues dans toute la France, y compris dans les grandes villes au-delà de Paris, comme Marseille, Nantes et Toulouse.

Parmi les groupes radicaux, bon nombre de gilets et d’anarchistes. Ceux-ci ciblent fréquemment les bâtiments, y compris les banques et les magasins haut de gamme.

« Quelque 5000 policiers et gendarmes étaient en service, avec des unités anti-émeutes, » a commenté une source policière parisienne. « Le 1er mai attire généralement jusqu’à 20 000 personnes. Et cette année a été particulière. »

Il faut dire que la hausse du coût de la vie et le projet de Macron de repousser l’âge de la retraite à 65 ans ont bien du mal à passer. D’autres sont tout simplement mécontents de l’ensemble du système, estimant que trop de pouvoir est investi dans le président.

Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième à l’élection présidentielle de cette année, était l’un de ceux qui ont dirigé la marche du 1er mai à Paris. Entre la place de la République et la place de la Nation, l’ancien candidat a appelé tous les partis de gauche à « s’unir et à retrouver la volonté de gagner ». Juste à temps pour les élections législatives de juin.

L’objectif de Mélenchon : priver Macron d’une majorité à l’Assemblée nationale. Compliquant ainsi l’application de ses futures décisions.

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