Des vitraux modernes à Notre-Dame? Le débat se poursuit.

Quel visage demain pour Notre-Dame de Paris ?

Le débat concernant la rénovation de la cathédrale Notre-Dame de Paris se poursuit. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il déchaîne toujours autant les passions. Dernière source de division en date, la possibilité d’intégrer à l’avenir des vitraux et du mobilier contemporains à l’édifice religieux.

À quoi ressemblera demain Notre Dame de Paris ?

La question, posée au lendemain de l’incendie de la cathédrale, n’a pas encore trouvé de réponse. À la foule de défenseurs désireuse de voir l’édifice reconstruit à l’identique, se mêle une vaste poignée d’idées innovantes qui ont de quoi ne pas plaire à tout le monde.

Créer une nouvelle flèche moderne qui surplombera Notre-Dame, combinant passé et présent ? Non merci, sur ce point le débat est clos. La flèche sera finalement reproduite à l’identique.

Ce sont aujourd’hui les vitraux et le mobilier intérieur qui font débat. L’archevêque de Paris a en effet évoqué la possibilité de créer un parcours lumineux au sein de la cathédrale et de remplacer les chaises par des bancs spécialement conçus par des designers. 

« On ne s’interdit rien », reconnaît le père Gilles Drouet, chargé de mission par Monseigneur Aupetit.

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Les vitraux pourraient ainsi être remplacés par des vitraux contemporains. Une petite touche moderne que l’on observe déjà dans d’autres édifices comme à la cathédrale de Reims où les vitraux de Chagall ont succédé aux originaux détruits durant la guerre.  Ce qui divise à Notre-Dame, c’est qu’il serait question de remplacer même les vitraux ayant survécu à l’incendie.

« Un délire postmoderne » à la fois « scandaleux » et « inenvisageable » selon Didier Rykner, directeur de La Tribune de l’Art.

En vérité on veut se livrer par préjugé à l’éradication de l’héritage de Viollet-le Duc.

Plus mesuré, Stéphane Bern à qui l’on doit les Journées du Patrimoine a notamment pris le temps de souligner une certaine forme d’incompréhension. Il en a profité pour rappeler que la charte de Venise contraint dans tous les cas l’État à reproduire Notre-Dame à l’identique, vitraux compris.

« Il faut restaurer Notre-Dame dans son dernier état de classement. Et ainsi réinstaller les vitraux choisis par Viollet-le-Duc ».

L’aménagement intérieur de la bâtisse dépend toutefois du bon vouloir de l’Eglise. Œuvres contemporaines et touches design pourraient donc bientôt côtoyer les éléments XIXe. Dernièrement, c’est sur la ville de Versailles qu’a soufflé un vent de nouveauté, via le street art.

Le ministère de la Culture étant évidemment, dans le cas de Notre-Dame, consulté avant chaque prise de décision.

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