Les salles de sport sont-elles au bord du gouffre ?

Les gérants et les professionnels des salles de sport et de fitness ne décolèrent pas. La perspective de ne pas pouvoir reprendre leur activité avant le 20 janvier 2021 sonne pour beaucoup d’entre eux comme un arrêt de mort. Entre adaptation aux nouvelles conditions du marché du sport, manifestation nationale, saisie des tribunaux et dossiers d’aides, la profession se mobilise sur tous les fronts pour faire face à l’effondrement de son marché.

 

Effondrement du marché des salles de sport

Car, la deuxième période de confinement pourrait être fatale aux salles de sport. En effet, il a été décidé qu’elles soient fermées jusqu’au 20 janvier 2021. Seule exception à la règle, celles qui acceptent des publics prioritaires munis d’une ordonnance médicale, comme, par exemple, l’Orange bleu, des Halles, à Paris. 

De ce fait, les habitués des salles de sport sont nombreux à vouloir résilier leur abonnement et à mettre en œuvre les procédures de résiliation de leur contrat. Même chose pour ceux dont les abonnements sont arrivés à terme et qui ne souhaitent pas les renouveler.

Dans ces conditions, sur près de 4500 salles de sport générant, habituellement, de 2 à 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, selon le périmètre concerné, une bonne moitié serait au bord du dépôt de bilan. En outre, comme le soulignent un grand nombre de professionnels, tels que Sébastien Rozier, Président du collectif « Réouverture des salles le 4/1/21, quoi qu’il en coûte » :

Nous sommes à bout de souffle. La situation est intenable. La détresse s’ajoute à la catastrophe économique. 

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Et de décrire le cas de gérants obligés de vivre dans leur salle de sports, faute de pouvoir assumer toutes leurs charges. Et cela, malgré les aides dont ils peuvent bénéficier. Situation qui rappelle celle vécue par les professionnels d’un autre secteur sinistré ; celui des bars et des restaurants.

 

Réactions des professionnels des salles de sport

Par suite, pour tenter de renverser la vapeur, les professionnels des salles de sport se mobilisent. C’est que pour eux une réouverture dès le 4 janvier est primordiale, voire cruciale. Le fait est que le début du mois de janvier correspond, pour eux, à une période de forte affluence et donc de chiffre d’affaires.

D’où, en particulier, l’appel à manifester le 12 décembre 2020 devant le ministère de l’Economie et des Finances. Le but étant de faire pression sur les pouvoirs publics pour avancer la date de réouverture au 4 janvier.

C’est que, jusqu’à présent, ni la saisine de tribunaux administratifs ; une nouvelle saisine est prévue, prochainement, dans les Pyrénées Orientales ; ni le récent assouplissement dans les modalités d’attribution des aides ne sont parvenus à améliorer les choses. 

De sorte qu’un certain nombre de salles de sport en sont venues, également, à revoir leur offre. Non seulement pour faire face à la situation présente, mais aussi pour tenir compte d’un changement dans le comportement des clients. Changement qui a de fortes chances d’être durable.

En effet, après avoir déserté les salles de sport à cause de la crise sanitaire, le retour des clients ne pourra faire l’économie d’une réflexion de fond. Notamment, sur leurs nouvelles attentes en matière de sécurité sanitaire.

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Rien d’étonnant donc, à ce que se multiplient les initiatives, à base de cours en ligne, de prêt de matériels et de salles de sport labellisées. A la manière, par exemple, de AirBnb.

 

En résumé

Le secteur des salles de sport est à la veille de profonds bouleversements. A court terme, pour des raisons économiques, mais aussi à moyen terme, pour des raisons propres aux nouvelles attentes des consommateurs

Marc Duteil Journaliste NewsFrance.org
Journaliste, Pigiste | Plus de publications

Né en 1965 à Toulouse, Bernard Duteil est un journaliste reconnu et respecté pour sa rigueur, son analyse pénétrante et son engagement indéfectible pour la vérité. Fils d'une enseignante et d'un avocat, il a grandi dans une atmosphère où l'importance de l'éducation, de l'éthique et de la justice étaient profondément enracinées.

Après avoir obtenu son baccalauréat en sciences humaines, il est entré à l'Université de Toulouse Jean Jaurès où il a obtenu une licence en communication et journalisme. A la fin de ses études, Bernard s'est lancé dans un voyage autour du monde qui a duré un an, nourrissant sa curiosité insatiable et forgeant sa perspective globale.

Bernard a fait ses débuts journalistiques au "Nouvel Observateur", où il s'est rapidement distingué par son style d'écriture incisif et sa capacité à explorer en profondeur des sujets complexes. Par la suite, il a travaillé pour "Le Monde", où il a couvert des sujets allant de la politique internationale à la culture, avant de rejoindre "France Info" puis se dédier à l'écriture de pige pour plusieurs rédactions dont NewsFrance.org

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